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Journal

Histoire nº 15

Escape game à deux : quand l’intelligence collective rétrécit (un peu)

J'avais beau savoir que ce n'était qu'un jeu, j'avais VRAIMENT envie de réussir.

Ce qu’il faut savoir avant de commencer : j’adore les escape games !

J’aime l’immersion, l’ambiance, les énigmes, les cadenas, les mécanismes cachés, et ces moments où l’on cherche un indice depuis dix minutes avant de comprendre qu’il était sous notre nez depuis le début. J’aime aussi cette confiance qui se développe après quelques salles réussies, celle qui nous fait croire qu’on est peut-être un peu plus malins que la moyenne (ou un peu moins, c’est selon).

Mon mari a pris sa journée pour son anniversaire (petit aparté : je pense que personne ne devrait travailler le jour de son anniversaire), et nous ne l’avons appris que la veille. Entre la crèche de notre fille, de 9 h à 16 h, et un restaurant réservé à 12 h 15, il nous restait tout de même un peu de temps, rien qu’à deux.

C’est comme ça que l’idée de l’escape game est arrivée.

Nous en avons déjà fait beaucoup, mais toujours à quatre : mon mari, mon frère, ma belle-sœur et moi. Avec le temps, chacun a trouvé sa place. Il y a ceux qui repèrent les détails, ceux qui organisent les informations, CELUI qui garde la tête froide. Et puis il y a toujours UN AUTRE qui lance une théorie complètement absurde qui finit, contre toute attente, par débloquer un truc énorme.

À quatre, on se repose un peu sur l’intelligence collective.

À deux, l’intelligence collective paraît beaucoup plus petite.

J’avais beau savoir que ce n’était qu’un jeu, j’avais VRAIMENT envie de réussir.

Je me suis même dit que relire Alice aux Pays des Merveilles nous aiderait peut-être à débloquer certaines énigmes. Autant dire qu’en ayant booké la veille 21h50 pour le lendemain 10h30… ça semblait un peu ambitieux de se procurer le bouquin ET le lire.

Ça me semble pas indispensable de préciser que ça n’aurait servi à rien, mais je vais quand même l’écrire si jamais ça venait effleurer la folie de quelqu’un d’autre.

Bon alors, la seule chose que je voulais éviter, c’était d’être séparés au début.

La seule.

Je crois que vous voyez venir la suite.

Nous avons été séparés.

J’ai beaucoup ri après coup. Sur le moment, beaucoup moins.

Sinon le décor était très réussi, le maître du jeu sympathique, et les premières minutes ont été, comme toujours, super déstabilisantes. J’avais l’impression de chercher partout sans vraiment avancer.

Je ne vous révélerai évidemment rien des énigmes.Je peux simplement dire que tout ce que j’aime dans ce genre d’expérience était là : de l’observation, de la logique, de la communication et beaucoup beaucoup de « OUIIIIIIIIIIII!!! » (avec des petits bonds de joie).

Finalement, nous avons terminé la salle dans les temps !

Je ne sais pas exactement ce qui m’a fait le plus plaisir. Avoir réussi, ou réaliser que nous étions capables de le faire à deux.

Sur le chemin du restaurant, on a commencé à parler des prochaines salles que nous pourrions tester. Je crois que l’expérience nous a réconciliés avec l’idée d’une équipe réduite (même si on a hâte de retrouver l’équipe au complet).

C’est plus difficile. Il y a davantage de pression. On ne peut pas attendre qu’un autre trouve la solution. Mais il y a aussi quelque chose de très satisfaisant dans le fait de résoudre ensemble un problème qui semblait insoluble quelques minutes plus tôt.

Les escape games font partie de ces activités qui me déconnectent complètement. Pendant une heure, il n’y a plus rien d’autre. Plus de téléphone, plus de listes, plus de logistique familiale. Seulement une pièce, quelques énigmes et cette question qui revient sans cesse :

« Bon… qu’est-ce qu’on a raté ? »

Rahh je vais vraiment prendre le temps de lister les salles qu’on a testées avant que les souvenirs se dissipent !

À très vite,

Elsa

 

À propos de la salle

Nous avons joué Alice au Pays des Merveilles chez Let Me Out Bruxelles, un escape game situé Place de la Liberté 3, 1000 Bruxelles, à deux pas du parc de Bruxelles. L’enseigne propose plusieurs univers (Alice au Pays des Merveilles, Blue Hotel, Prison ou encore Escape Bullying), avec des salles accessibles à partir de deux joueurs.

 

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