Chichén Itzá : une matinée au cœur d’une cité maya
Quatrième étape de notre road trip dans le Yucatán, Chichén Itzá était l'une des visites que nous attendions le plus. En arrivant tôt, nous avons eu la chance de découvrir cette ancienne cité maya presque déserte. Entre architecture, jeux de lumière et étonnantes propriétés acoustiques, la visite nous a réservé quelques surprises.
Il est 8 heures lorsque nous arrivons à Chichén Itzá.
L'air est encore doux, une légère brise souffle par intermittence et le ciel est partiellement couvert. Des conditions plutôt agréables pour commencer la visite.
Nous entrons sans difficulté. Pas de file d'attente, presque personne.
À l'intérieur, plusieurs guides nous proposent leurs services, dans toutes les langues. Nous préférons finalement découvrir le site à notre rythme.
Le long des sentiers, les marchands commencent à installer leurs stands de souvenirs : sculptures en bois, attrape-rêves, bijoux, tee-shirts et toutes sortes d'objets inspirés des représentations mayas.
Nous poursuivons notre chemin vers la pyramide principale.
L'entrée de Chichén Itzá, au début de notre visite en mai 2021.
Nous arrivons devant El Castillo, également appelé le temple de Kukulcán.
Il n'y a pratiquement personne.
C'est assez incroyable de découvrir un monument aussi célèbre dans ces conditions. Nous prenons le temps de l'observer et de faire quelques photographies.
Ce qui m'intéresse particulièrement, c'est la manière dont son architecture fait référence au calendrier maya.
Les quatre escaliers comptent chacun 91 marches. En ajoutant la plateforme supérieure, on obtient 365, soit le nombre de jours d'une année solaire.
Mais les bâtisseurs ne se sont pas arrêtés là.
Aux alentours des équinoxes de printemps et d'automne, un jeu d'ombre et de lumière peut donner l'impression qu'un serpent descend le long de l'escalier nord. Les ombres projetées rejoignent alors la tête sculptée du serpent à plumes, visible au pied de la pyramide.
Il fallait tout de même y penser.
Nous ne sommes pas là au moment d'un équinoxe, mais j'aime beaucoup cette idée d'une architecture qui dialogue avec les mouvements du soleil.
Le temple des Guerriers et ses rangées de colonnes, sur le site archéologique de Chichén Itzá.
Une autre perspective sur le temple des Guerriers, entre les arbres.
Une pyramide qui répond aux applaudissements
Un peu plus loin, nous apercevons plusieurs visiteurs qui tapent dans leurs mains face à la pyramide.
Intrigués, nous nous approchons et tendons l'oreille vers un guide en pleine explication.
Lorsqu'on frappe dans ses mains devant l'escalier, l'écho produit un son très particulier, souvent comparé au cri du quetzal, un oiseau coloré auquel les Mayas accordaient une importance syvmbolique.
Nous écoutons, assez amusés par cette découverte.
S'agit-il d'une propriété acoustique volontairement recherchée par les bâtisseurs ou d'un phénomène découvert après coup ?
Je serais bien incapable de trancher.
Mais j'aime ces petites anecdotes qui invitent à regarder autrement un monument.
Et je dois reconnaître que celle-ci nous a beaucoup plu.
Détail des marches et des sculptures de pierre d'un temple de Chichén Itzá.
Une petite pause devant l'un des temples de Chichén Itzá.
Prendre le temps de découvrir le site
Nous poursuivons la visite en nous promenant entre les différents vestiges.
Nous prenons beaucoup de photographies et profitons du calme. Certains édifices sont moins spectaculaires au premier regard qu'El Castillo, mais l'ensemble mérite largement qu'on s'y attarde.
Avec le recul, je me demande tout de même si nous n'aurions pas dû accepter les services d'un guide.
Nous avons apprécié de pouvoir avancer librement, mais il y a certainement beaucoup d'histoires et de détails qui nous ont échappé.
Et puis, même lorsqu'elles méritent d'être vérifiées, certaines anecdotes ont le mérite d'éveiller la curiosité.
Je suis très contente que nous ayons reporté cette visite d'une journée pour pouvoir arriver tôt.
Découvrir Chichén Itzá presque sans visiteurs a probablement beaucoup contribué à notre plaisir. Nous avons pu observer les monuments tranquillement, sans avoir à nous frayer un chemin dans la foule.
Je garde surtout en mémoire la silhouette d'El Castillo, les explications sur le calendrier maya et cette curieuse histoire d'écho.
Sur le chemin du retour vers Valladolid, nous nous arrêtons dans un petit restaurant dont j'ai malheureusement oublié le nom.
Il n'y a pas de climatisation, on ne peut payer qu'en espèces, mais les tacos sont délicieux.
Une très bonne manière de terminer cette matinée.
Demain, nous quitterons Valladolid pour rejoindre Río Lagartos, plus au nord.
Retrouvez notre itinéraire de deux semaines au Mexique et toutes nos bonnes adresses dans mon carnet de voyage au Yucatán.
La suite du voyage : Río Lagartos et Las Coloradas, à la rencontre des flamants roses du Yucatán.
Ce récit a été adapté de mes notes du 13 mai 2021. Les conditions de visite correspondent à notre expérience de l'époque.