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Cobá, Valladolid et les cénotes : notre coup de cœur dans le Yucatán

Cobá, Valladolid et les cénotes : notre coup de cœur dans le Yucatán

Écrit par Muuch ·

Après l'agitation de Tulum, nous prenons la route de Valladolid, avec un arrêt au site archéologique de Cobá. Deux jours entre façades colorées, chaleur écrasante et baignades dans des cénotes souterrains. Une étape qui allait finalement prendre une place assez particulière dans nos souvenirs.

Ça sent le café instantané. O. est déjà réveillé et me propose un thé.

Tout est calme. J'ai la tête plutôt vide et je pense à notre prochaine étape. Je range quelques affaires en attendant qu'il soit l'heure de sortir contempler l'aube.

Quelques heures plus tard, nous prenons la route en direction de Cobá, un site archéologique situé sur notre itinéraire vers Valladolid.

À midi, nous nous garons sur le grand parking où rôtissent déjà des dizaines de voitures. La chaleur est écrasante. Nous achetons de l'eau avant de commencer la visite. Ce sera vital.

Notre guide nous raconte quelques anecdotes sur la construction des maisons et des routes de cette ancienne cité maya.

Mais ce qui me frappe surtout, c'est l'état de ces constructions autrefois si remarquables, aujourd'hui partiellement reprises par la végétation.

Il y a quelque chose d'assez fascinant, et peut-être un peu effrayant, à observer ce qu'il reste de choses que l'on a probablement imaginées indestructibles. Une petite leçon sur l'impermanence, finalement plutôt rassurante.

Après une heure et demie de visite, nos organismes commencent à montrer quelques signes de faiblesse.

Nous reprenons la voiture, direction Valladolid.

11 mai 2021, 21 h 04. Valladolid.

Pour la première fois depuis notre arrivée au Mexique, j'assiste à la tombée de la nuit. Jusqu'à présent, je m'endormais toujours avant.

En arrivant dans le centre de Valladolid, nous découvrons le Parque Principal Francisco Cantón Rosado et les façades colorées qui l'entourent.

C'est superbe.

Nous échangeons un regard ravi. Notre hôtel se trouve à quelques rues de là et nous avons hâte d'y arriver.

Le charme du Muuch opère instantanément.

C'est propre, frais, coloré. Les espaces sont magnifiques et, avant même d'avoir découvert notre chambre, je glisse à O. que ce serait vraiment chouette de pouvoir rester ici un peu plus longtemps.

Je crois que je suis déjà conquise.

Une fois installés, nous explorons les terrasses et les différents espaces de l'hôtel, puis nous nous arrêtons à son restaurant.

Nous attendons que les températures deviennent un peu plus supportables pour partir découvrir Valladolid à pied.

Après Tulum, le contraste est saisissant.

La ville est paisible, les façades sont colorées et le tourisme est présent sans avoir pris toute la place. Nous nous promenons sans programme particulier, simplement heureux d'être là.

Sur la place principale, une nuée d'oiseaux produit un vacarme assez surprenant. Nous nous arrêtons pour les observer et O. repère un rooftop à proximité.

Un coca plus tard, nous rentrons à l'hôtel.

Je suis épuisée, mais ravie.

Ce matin, nous sommes réveillés par les chants mélodieux d'une multitude d'oiseaux.

Ça change des poulets !

Nous avions prévu de partir tôt visiter Chichén Itzá. Mais nous n'avons pas résisté à l'envie de prendre notre petit déjeuner à l'hôtel.

On ne se refait pas.

Il faut dire que depuis notre arrivée au Mexique, nous ne dînons pratiquement jamais. La faute au décalage horaire ? Je ne sais pas, mais le soir, nous n'avons simplement pas faim.

Au fil du petit déjeuner, nos doutes sur le programme du jour grandissent en même temps que la chaleur.

Nous décidons finalement de reporter Chichén Itzá au lendemain et de visiter deux cénotes situés à une quinzaine de minutes de Valladolid : Samulá et X'Kekén.

Nous arrivons quelques minutes après l'ouverture. Le parking est désert.

Un homme nous explique que les deux cénotes sont indépendants et que le port du gilet de sauvetage est obligatoire. Nous prenons nos billets, passons par les vestiaires et empruntons un escalier glissant vers le premier bassin.

À Samulá, la température chute dès que nous pénétrons dans la grotte.

Le spectacle est saisissant.

Une ouverture dans le plafond laisse passer un faisceau de lumière qui éclaire l'eau transparente. Au-dessus de nous, quelques oiseaux — ou peut-être des chauves-souris — virevoltent dans la pénombre.

Nous apercevons des poissons-chats et de minuscules poissons qui viennent parfois nous frôler les pieds.

Je m'attendais à une eau glaciale, mais elle est étonnamment douce.

J'essaie simplement de ne pas trop penser à la profondeur sous nos pieds.

Nous rejoignons ensuite X'Kekén, qui deviendra mon préféré.

Les teintes y sont plus chaudes et les stalactites qui descendent du plafond sont impressionnantes. L'ensemble ressemble presque à un décor de cinéma.

Et puis, il y a ce moment.

Un silence absolu s'installe dans la grotte.

Nous sommes allongés à la surface de l'eau, le regard tourné vers les parois au-dessus de nous. Plus personne ne parle. Il n'y a presque aucun mouvement.

Dans cet espace immense, ce silence a quelque chose d'irréel.

C'est l'un des souvenirs les plus marquants de tout notre séjour au Mexique.

De retour sur le parking, je découvre que j'ai laissé mon téléphone sur le tableau de bord de la voiture.

Qui est restée ouverte pendant toute la durée de nos baignades.

Voilà, voilà.

Nous rentrons déjeuner à Valladolid, au restaurant El Mesón del Marqués, sur la place principale.

Le cadre est très beau, mais nous sommes moins convaincus par la cuisine et le service.

Nous continuons à explorer un peu les environs, avant que la chaleur ne nous ramène assez rapidement vers la piscine de notre hôtel.

Et puis, en fin de journée, O. m'organise une surprise sur le rooftop du Muuch.

Dans mon carnet de l'époque, je m'étais contentée d'écrire : « La journée se terminera sur une très belle surprise organisée par O. sur le rooftop de mon hôtel préféré ! »

Ce que je n'avais pas précisé, c'est qu'il m'y a demandée en mariage.

Autant dire que Valladolid garde une place particulière dans nos souvenirs.

Et ce n'est pas tout : quelques années plus tard, lorsque j'ai cherché un nom pour mon application de crochet, c'est celui de cet hôtel qui m'est revenu.

Muuch.

Un joli souvenir de voyage qui a continué son chemin, finalement.

Je crois que nous avons aimé Valladolid dès les premières minutes.

Après l'agitation de Tulum, nous avons retrouvé ici une atmosphère beaucoup plus tranquille. Les rues colorées, la place principale, les terrasses, notre hôtel… Tout nous plaisait.

Et puis il y a eu ces deux baignades dans les cénotes, qui comptent parmi les plus belles expériences du voyage.

J'aurais volontiers passé quelques jours supplémentaires dans cette ville, simplement pour prendre davantage le temps d'en profiter.

Avec le recul, il est amusant de constater que cette étape, que nous n'avions pas spécialement prévue comme un moment fort du voyage, est devenue l'une des plus importantes.

Le lendemain, nous nous lèverons tôt pour découvrir Chichén Itzá.

Pour organiser votre voyage

Retrouvez notre itinéraire de deux semaines au Mexique et toutes nos bonnes adresses dans mon carnet de voyage au Yucatán.

La suite du voyage : Chichén Itzá, à la découverte de l'une des plus célèbres cités mayas.

Ce récit a été adapté de mes notes prises les 11 et 12 mai 2021, avec quelques souvenirs ajoutés depuis.