Le vélo en salle, je n’ai jamais accroché. Si je monte sur un vélo et que je pédale sans avancer, c’est comme si je faisais mes valises pour rester dans le couloir : il y a sûrement une logique, mais elle m’a abandonnée en chemin.
La course, c’est le contraire. Dehors, je n’y arrive pas.
Pendant longtemps, j’ai essayé de courir lentement. Tout le monde a l’air de savoir le faire. Sauf qu’au bout de trois minutes si quelqu’un me dépasse tranquillement (en marchant) quelque chose se déclenche.
J’accélère. Je ne supporte pas l’idée de courir presque au même rythme que ceux qui marchent.
Le problème, quand on n’a pas l’habitude de courir c’est qu’on accélère bravement, et trois cents mètres plus loin, on se retrouve avec le rythme cardiaque d’une souris en pleine crise de panique à se demander si ça vaudra vraiment le coup de mourir de fierté mal placée un mercredi d’automne dans le parc du coin de la rue.
Non.
J’aime courir vite. Mais mon cœur, un peu moins.
Du coup, je cours en salle. Là, sur le tapis, je règle la vitesse une fois et je m’interdis (presque) d’y toucher.
Ok, c’est moins romantique qu’un parc. Mais au moins, je rentre vivante.
À très vite,
Elsa
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